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Tome trente-septieme.
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25 2 Amour-propre.

argotismes , on ergoterait beaucoup moins. Ab >Louis XIV ! Louis XIV ! il fallait laisser deux hommesde génie sortir de la sphère de leurs talens , au pointd écrire ce qu’on a jamais écrit de plus obscur 8c deplus ennuyeux dans votre royaume.

Pour finir tous ces débats-là,

Tu n’avais qu’à les laisser faire.

Remarquons à tous les articles de morale 8c d’hif-toire par quelle chaîne invisible , par quels ressortsinconnus toutes les idées qui troublent nos têtes , 8ctous les événemens qui empoisonnent nos jours, fontliés ensemble , se heurtent 8c forment nos destinées.Fénélon meurt dans l’exil pour avoir eu deux ou troisconversations mystiques avec une femme un peuextravagante. Le cardinal de Bouillon , le neveu dugrand Tnrenne , est persécuté pour n’avoir pas lui-même persécuté à Rome l’archevêque de Cambraison ami : il est contraint de sortir de P'rance , 8c ilperd toute sa fortune.

C’est par ce même enchaînement que le fils d’unprocureur de Vire trouve, dans une douzaine dephrases obscures d’un livre imprimé dans Amsterdam,de quoi remplir de victimes tous les cachots de laFrance ; 8c à la fin il fort de ces cachots mêmes un cridont le retentissement fait tomber par terre toute unesociété habile 8c tyrannique fondée par un fou igno-rant.

AMOUR-PROPRE.

t/V T c OLE , dans les Essais de morale , faits après deuxou trois mille volumes de morale, ( dans son Traité dela charité , chap. II. ) dit que par lc'moyen des gibets ér