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des roues qu on a établis en commun , on réprime les pensées<b les dejfeins tyranniques de l'amour-propre de chaque par-ticulier.
Je n examinerai point si on ades gibets en commun,comme on a des prés Sc de$ bois en commun , Sc unebourse commune, & si on réprime des pensées avecdes roues ; mais il me semble fort étrange que JS r icoie aitpris le vol de grand chemin 8c l’assaffmat pour del’amour-propre. II faut distinguer un peu mieux lesnuances. Celui qui dirait que Néron a fait afsastìner samère par amour-propre, que Cartouche avait beaucoupd’amour-propre, ■ ne s’exprimerait pas fort correcte-ment. L’amour-propre n’est point une scélératesse, c’estun sentiment naturel à tous les hommes ; il est beau-coup plus voisin de la vanité que du crime.
U n gueux des environs de Madrid demandait noble-ment saumoné ; un passant lui dit : N’êtes-vous pashonteux de faire ce métier infâme quand vous pouveztravailler? Monsieur, répondit le mendiant, je vousdemande de s argent 8c non pas des conseils ; puis illui tourna le dos en conservant toute la dignité castil-lane. C’était un fier gueux que ce seigneur , sa vanitéétait blessée pour peu de chose. II demandait saumonépar amour de soi-même , 8c ne souffrait pas la répri-mande par un autre amour de soi-même.
Un missionnaire voyageant dans f Inde rencontraun faquir chargé de chaînes , nu comme un singe ,couché fur le ventre , 8c se lésant fouetter pour lespéchés de ses compatriotes les Indiens, qui lui don-naient quelques liards du pays. Quel renoncement àsoi-même , disait un des spectateurs ! Renoncement àraoi-même! reprit le faquir ; apprenez que je ne me