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Tome trente-septieme.
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258 Amour socratique,

vu deux ou trois jeunes jésuites abuser de quelquesécoliers , aurait-il eu droit de dire que ce jeu leur estpermis par les constitutions d'Ignace de Loyola ì

II me fera permis de parler ici de l’amour socra-tique du révérend père Polycarpe , carme chaussé dela petite ville de Gex , lequel en 1771 enseignait lareligion 8c le latin à une douzaine de petits écoliers.II était à la fois leur confesseur 8c leur régent ; 8c ilse donna auprès d’eux tous un nouvel emploi. On nepouvait guère avoir plus d’occupations spirituelles 8ctemporelles. Tout fut découvert: il se retira en Suisse,pays fort éloigné de la Grèce.

Ces amusemens ont été assez communs entre lesprécepteurs 8c les écoliers. ( * ) Les moines chargésd’élever la jeunesse ont été toujours un peu adonnésà la pédérastie. C’est la fuite nécessaire du célibatauquel ces pauvres gens font condamnés.

Les seigneurs turcs 8c persans font , à ce qu’onnous dit , élever leurs enfans par des eunuques ;étrange alternative pour un pédagogue d’être châtréou sodomite.

L’amour des garçons était si commun à Rome ,qu’on ne s’avisait pas de punir cette turpitude danslaquelle presque tout le monde donnait tête baissée.Oâave-Augujie , ce meurtrier débauché 8c poltron,qui osa exiler Ovide , trouva très-bon que Virgilechantât Alexis; Horace son autre favori fêtait de petitesodes pour Ligurinus. Horace, qui louait Augujle d’avoirréformé les mœurs , proposait également dans sessatires un garçon 8c une fille ; (e) mais l’ancienne loi

( * ) Voyez Pétrone.

( í ) Prirjio puer impetus in quera

Continué fiat.