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Tome trente-septieme.
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Amour s o c r a t i q_u e. 259

Scantinia, qui défend la pédérastie, subsista toujours:l’empereur Philippe la remit en vigueur, Sc chassa deRome les petits garçons qui fesaient le métier. S’il yeut des écoliers spirituels 8c licencieux comme Pétrone,Rome eut des professeurs tels que Quintilien. Voyezquelles précautions il apporte dans le chapitre duPrécepteur pour conserver la pureté de la premièrejeunesse : Cavendum non Jolùm cnmine turpitudinis , Jedetiarn JuJpicione. Enfin je ne crois pas qu’il y ait jamaiseu aucune nation policée qui ait fait des lois [f)contre les moeurs. ( t )

(/) On devrait condamner messieurs les non-conformìstes à présenter tousles ans à la police un enfant dc leur façon. L’ex-jésuite Desfontaines futsur le point d’être brûlé en place de Grève, pour avoir abusé de quelquespetits savoyards qui ramonaient fa cheminée ; des protecteurs le sau-vèrent. II fallait une victime : on brûla des Ckaufours à sa place. Celalest bien fort ; ejl modus in rébus : on doit proportionner les peines auxdélits. Qu’auraient dit César , Alcibiade , le roi de Bythinie Nicomtde ,le roi de France Henri III 8c tant d’autres rois ?

Quand on brûla des Ckaufours , on se fonda sur les établijfemens desaint Louis , mis en nouveau français au quinzième siècle. Si aucun est

soupçonné de b . doit être mené à C évêque ; «b* se il en était prouvé , t en le

doit aràoir ò* tuit li mueble sont au baron , 8cc. Saint Louis ne dit pas cequ’il faut faire au baron si le baron est soupçonné , 8c sc il en est prouvé.II faut observer que par le mot de b .... Saint Louis entend les hérétiquesqu’on n’appclait point alors d’un autre nom. Une équivoque fit brûlerà Paris des Ckaufours gentilhomme lorrain. Despréaupc eut bien raison defaire une satire contre l’équivoque ; elle a cause bien plus de mal qu’onne croit.

( i ) Ou nous permettra de faire ici quelques réflexions fur un sujetodieux 8: dégoûtant, mais qui malheureusement sait partie de ['histoiredes opinions S: des mœurs.

Celte turpitude remonte aux premières époques de la civilisation :l’histoire grecque , Phistoire romaine ne permettent point d’en douter.Elle était commune chez ces peuples avant qu’ils eussent formé unesociété régulière , dirigée par des lois écrites.

Cela suffit pour expliquer par quelle raison ces lois ont paru la traiteravec trop d’indulgence. On ne propose point à un peuple libre des loissévères contre une action,quelle qu’elle soit, qui y est devenue habituelle.

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