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Tome trente-septieme.
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263
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Amplification. 263

Si la longue description du règne du sommeil danstoute la nature ne fesait pas un contraste admirableavec la cruelle inquiétude de Didon , ce morceau neserait qu’uneamplification puérile; c’est le mot,at noninfelix animi Phœnijfa, qui en fait le charme.

La belle ode de Sapho, qui peint tous les symptômesde f amour, 8c qui a été traduite heureusement danstoutes les langues cultivées, ne serait pas fans doutesi touchante, si Sapho avait parlé d’une autre que d’elle-même ; cette ode pourrait être alors regardée commeune amplification.

La description de la tempête au premier livre del’Enéide n’est point une amplification ; c est une imagevraie de tout ce qui arrive dans une tempete ; il n’ya aucune idée répétée, Sc la répétition est le vice detout ce qui n’est qu amplification.

Le plus beau rôle qu’on ait jamais mis fur lethéâtre dans aucune langue, est celui de Phèdre. Presquetout ce qu elle dit serait une amplification fatigante,si c était une autre qui parlât de la passion de Phèdre.

Athènes me montra mon superbe ennemi.

Je le vis, je rougis, je pâlis à fa vue.

Un trouble s’éleva dans mon ame éperdue.

Mes yeux ne voyaient plus, je ne pouvais parler;

Je sentis tout mon corps 8c transir 8c brûler.

Je reconnus Vénus 8c ses traits redoutables ,

D’un sang qu’elle poursuit, tourmens inévitables.

II est bien clair que puisqu’lui montra sonsuperbe ennemi Hippolite, elle vit Hippolite. Si ellerougit 8c pâlit à sa vue , elle fut sans doute troublée.Ce serait un pléonasme, une redondance oiseuse dans

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