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Tome trente-septieme.
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268 Amplification.

N’eít-ce pas là une véritable amplification un peutrop ampoulée ? Un tonnerre qui ouvre l’eau 8c leciel par des sillons ; qui en même temps est un tour-billon de feu , lequel embrase un vaisseau 8c quibouillonne, n’a-t-il pas quelque chose de trop peunaturel, de trop peu vrai, surtout dans la bouched’un homme qui doit s’exprimer avec une simpliciténoble 8c touchante, surtout après plusieurs mois quele péril est passé ?

Des cimes de vagues, qui font rouler fous desabymes des éclairs pressés 8c des gouffres de feu,semblent des expressions un peu boursouflées quiseraient souffertes dans une ode ; 8c qu 'Horace réprou-vait avec tant déraison dans la tragédie.

Projicit ampullas Sc sesquipedalia verba.

Le pilote effrayé , que la flamme environne ,

Aux rochers qu il fuyait lui-même s'abandonne.

On peut s’abandonner aux vents ; mais il mesemble qu’on ne s’abandonne pas aux rochers.

Notre vaisseau poiffé , nage dispersé.

Un vaisseau ne nage point dispersé; Virgile a dit,non en parlant d’un vaisseau, mais des hommes, quiont fait naufrage,

Apparent rari nantes in gurgite vas o.

Voilà où le mot nager est à fa place. Les débrisd’un vaisseau flottent 8c'ne nagent pas. De f on t aines atraduit ainsi ce beau vers de l’Enéide :

A peine un petit nombre de ceux qui montaient le vaisseau,purentse sauver à la nage.

C’est traduire Virgile en style de gazette. Où est cevaste gouffre que peint le poète, gurgite vaslo ? où