2 8G A n a , Anecdotes.
temps de Henri IV. S’ils avaient ourdi quelque trameavec le conseil de Madrid, ce ne pouvait être que parla reine : c’est donc accuser la reine d’avoir trahi sonmari. Et, encore une fois, il n’est point permis d’inven-ter dc telles accuíations lans preuve. Quoi ! un écrivaindans ion grenier pourra prononcer une diffamationque les juges les plus éclairés du royaume trembleraientd’écouter fur leur tribunal !
Pourquoi appeler un maréchal de France & fafemme, dame d’atour de la reine, ces deux mijêrables ?Le maréchal d 'Ancre , qui avait levé une armée à sesfrais contre les rebelles, mérite-t-il une épithète quin est convenable qu à Ravaillac , à Cartouche , auxvoleurs publics, aux calomniateurs publics ?
11 n’est que trop vrai qu’il suffit d’un fanatiquepour commettre un parricide sans aucun complice.Damicns n’en avait point. II a répété quatre fois dansIon interrogatoire , qu’il n’a commis son crime quepar principe de religion. Je puis dire qu’ayant été autre-fois à portée de connaître les convulsionnâmes , j’enai vu plus de vingt capables d’une pareille horreur,tant leur démence étaitatrocc. La religion mal entendueest une fièvre que la moindre occasion fait tourner enrage. I.e propre du fanatisme est d’échauffer les têtes.Quand le feu qui fait bouillir ces têtes superstitieusesa fait tomber quelques flammèches dans une ameinsensée & atroce ; quand un ignorant furieux croitimiter saintement Phinée, Aod , Judith 8c leurs sem-blables , cet ignorant a plus de complices qu’il nepense. Bien des gens font excité au parricide fans lesavoir. Quelques personnes profèrent des parolesindiscrètes 8c violentes ; un domestique les répète, il