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Tome trente-septieme.
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Z18 Anciens et modernes.

Cette ennemi de son siècle croît bonnement à lafable d 'Orphée , 8c n’avait apparemment entendu ni labelle musique d'Italie, ni même celle de France, quià la vérité ne charment pas les serpens, mais quicharment les oreilles des connaisseurs.

Ce qui est encore plus étrange , c est qu’ayant toutefa vie cultivé les belles-lettres , il ne raisonne pasmieux fur nos bons auteurs que fur nos philosophes.II regarde Rabelais comme un grand-homme ; il citeles Amours des Gaides comme un de nos meilleursouvrages. C’était pourtant un homme savant, unhomme de cour, un homme de beaucoup d’esprit,un ambassadeur, qui avait fait de profondes réflexionsfur tout ce qu’il avait vu. II possédait de grandesconnaissances : un préjugé suffit pour gâter tout cemérite.

De Boileau è- de Racine.

Boileau 8c Racine , en écrivant en faveur des ancienscontre Perrault, furent plus adroits que le chevalierTemple. Ils fe gardèrent bien de parler d’astronomie8c de physique. Boileau s en tient à justifier Homèrecontre Perrault , mais en glissant adroitement fur lesdéfauts du poète grec , 8c fur le sommeil que luireproche Horace. II ne s’étudie qu’à tourner Perrault,l’ennemi à'Homère, en ridicule. Perrault entend-il malun passage, ou traduit-il mal un passage qu’il entend ?voilà Boileau qui saisit ce petit avantage, qui tombefur lui en ennemi redoutable, qui le traite d’ignorant,de plat écrivain : mais il fe pouvait très-bien faireque Perrault fe fût souvent trompé, 8c que pourtant ileût souvent raison sur les contradictions, les répétitions,