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Anciens et modernes. 31g
runiformité des combats , les longues harangues dansla mêlée, les indécences, les inconséquences de laconduite des dieux dans le poème , enfin fur toutesles fautes où il prétendait que ce grand poète étaittombé. En un mot , Boileau fe moqua de Perrault.beaucoup plus qu’il ne justifia Homère.
De Vinjufiice <b de la mauvaise foi de Racine dansla dispute contre Perrault ausujet d'Euripide , <bdes infidélités de Brumoy.
Racine usa du même artifice, car il était tout austlmalin que Boileau pour le moins. Quoiqu’il n’eût pasfait comme lui son capital de la satire, il jouit duplaisir de confondre ses ennemis fur une petite mé-prise très-pardonnable où ils étaient tombés au sujetd 'Euripide, & en même temps de se sentir très-supérieurà Euripide même. II raille autant qu’il le peut cemême Perrault 8c ses partisans fur leur critique del 'Alcejle d’ Euripide ; parce que ces messieurs malheu-reusement avaient été trompés par une édition fautived’ Euripide , & qu’ils avaient pris quelques répliquésd 'Admète pour celles d 'Alcejle : mais cela n’empêchepas qu Euripide n’eùt grand tort en tout pays , dansla manière dont il fait parler Admète à son père. II luireproche violemment de n’être pas mort pour lui.
,, Quoi donc, lui répond le roi son père, ù qui,, adressez-vous, s’il vous plaît, un discours fi hau-,, tain ? Est-ce à quelque esclave de Lydie ou dc,, Phrygie? ignorez - vous que je fuis né libre 8ci , thessalien ?,, ( Beau discours pour un roi Sc pourun père! ) ,, Vous m’outragez comme le dernier deS,, hommes. Où est la loi qui dit que les pères doivent