320 Anciens et modernes.
,, mourir pour leurs enfans? chacun est ici-bas pour,, foi. J’ai rempli mes obligations envers vous. Quel,, tort vous fais-je? demandé-je que vous mouriez,, pour moi? La lumière vous est précieuse ; me l’est-
,, elle moins?.Vous m’accusez de lâcheté.
,, Lâche vous-même; vous n’avez pas rougi de presser ,»» votre femme de vous faire vivre en mourant pour
,, vous. Ne vous sied-il pas bien après cela de
,» traiter de lâches ceux qui refusent de faire pour,, vous ce que vous n’avez pas le courage de faire
»? vous-même. Croyez-moi , taifez-vous. Vous
v ?» aimez la vie; les autres ne l’aiment pas moins.
,, Soyez fur que si vous m’injuriez encore, vous enten-?» drez de moi des duretes qui ne seront pas des»? mensonges. ?»
Le chœur prend alors la parole. ?» C’est assez 8c?» déjà trop des deux côtés : cessez , vieillard, cessez»? de maltraiter de paroles votre fils. »?
Le chœur aurait dû plutôt, ce semble, faire une forteréprimande au fils d’avoir très-brptalement parlé à sonpropre père, 8c de lui avoir reproché si aigrement den’être pas mort.
Tout le reste de la scène est dans ce goût.
P H E R È S d son Jìls.
Tu parles contre ton père fans en avoir reçu d’ou-trage,
A n M E T E.
Oh ! j’ai bien vu que vous aimez à vivre long-temps.
P h e r È s.
Et toi, ne portes-tu pas au tombeau celle qui estmorte pour toi ?
A n m e t e.