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Tome trente-septieme.
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Z 24 Anciens et modernes.

sottise. Quoi ! toute la populace d’Athènes avait plusd’eíprit que la cour de Louis XIV? Et la populacen’est pas la même par-tout ?

Ce n’eíl pas qu’Euripide n ait des beautés , 8cSophocle encore davantage ; mais ils ont de bien plusgrands défauts. On ose dire que les belles scènesde Corneille , 8c les touchantes tragédies de Racine ,l’emportent autant lur les tragédies de Sophocle 8cà'Euripide que ces deux Grecs l’emportent fur T’hejpis.Racine sentait bien son extrême supériorité sur Euri-pide ; mais il louait ce poète grec pour humilierRenault.

Molière , dans ses bonnes pièces, est aussi supérieurau pur mais froid Térence , 8c au farceur Aristophane ,qu’au baladin Dancourt.

II y a donc des genres dans lesquels les modernesfont de beaucoup supérieurs aux anciens, 8c d'autresen très-petit nombre dans lesquels nous leur sommesinférieurs. C’est à quoi se réduit toute la dispute.

De quelques comparaisons entre des ouvrages célèbres.

La raison 8c le goût veulent, ce me semble, qu’ondistingue dans un ancien comme dans un modernele bon 8c le mauvais, qui font très-souvent à côtél’un de l’autre.

On doit sentir avec transport ce vers de Corneille ,ce vers tel qu’on n en trouve pas un seul ni dansHomère , ni dans Sophocle , ni dans Euripide qui enapproche :

Que vouliez-vous qu’il fit contre trois?—Qu’il mourût.Sc l’on doit avec la même sagacité 8c la même justiceréprouver les vers fui vans.