Anciens et modernes. 327
surmonter ; vous deviez peindre dans cette attitude lamajesté 8 c le désespoir. Vous êtes grec , 8 c Iiubens estbelge ; mais le belge l’emportc.
D'un passage (THomère.
Un Florentin homme de lettres, d’un esprit juste 8 cd’un goût cultivé, se trouva un jour dans la bibliothèquede milord Chejlerjuld , avec un professeur d’Oxford 8 cun Ecossais qui vantait le poème de Fingal , composé,disait-il, dans la langue du pays de Galles, laquelleest encore en partie celle des Bas-Bretons. Que 1 anti-quité est belle! s’écriait-il; le poème de Fingal a passéde bouche en bouche jusqu’à nous depuis près de deuxmille ans, fans avoir été jamais altéré; tant les beau-tés véritables ont de force fur l’efprit des hommes !Alors il lut à l’assemblée ce commencement de Fingal.
,, Cuchulin était assis près de la muraille de Tura,,, fous l’arbre de la feuille agitée ; fa pique reposait,, contre un rocher couvert de mousse , son bouclier,, était à ses pieds fur l’herbe. 11 occupait fa mémoire55 du souvenir du grand Carbar , héros tué par lui à55 la guerre. Moran, né de Fitilh , Moran, sentinelle de55 l’Océan, se présenta devant lui.
55 Lève-toi, lui dit-il, lève-toi, Cuchulin ; je vois5 5 les vaisseaux de Suaran , les ennemis font nombreux,s s plus d’un héros s’avance fur les vagues noires de la55 mer.
55 Cuchulin aux yeux bleus lui répliqua : Moran fils55 de Fitilh , tu trembles toujours; tes craintes multi-55 plient le nombre des ennemis. Peut-être est-ce le55 roi des montagnes désertes qui vient à mon secours55 dans les plaines d’UUin. Non, àìt Moran, c eíï Suaran
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