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Tome trente-septieme.
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La raison de cette omission est évidente, c’est queles mauvais anges ne leur furent connus que dans lacaptivité à Babylone : c’est alors qu’il commence àêtre question à'AJmodée que Raphaël alla enchaînerdans la haute Egypte: c’est alors que lesjuifs entendentparler de Satan. Ce mot Satan était chaldéen , 8c lelivre de Job , habitant de Chaldée , est le premierqui en fasse mention.

Les anciens Perses disaient que Satan était ungénie qui avait fait la guerre aux Dives 8c aux Péris ,c’est-à-dire aux fées.

Ainsi, selon les règles ordinaires de la probabilité,il serait permis à ceux qui ne se lerviraient que deleur raison , de penser que c’est dans cette théologiequ’on a enfin pris l’idée chez les Juifs 8c leS chrétiensque les mauvais anges avaient été chassés du ciel , 8cque leur prince avait tenté Eve fous la figure d’unserpent.

On a prétendu qu Lfdie ( dans son chapitre XIV )avait cette allégorie en vue quand il dit : Çhio modocecidijìi de codo , Lucifer , qui manè oriebaris ? Commentes-lu tombé du ciel , aflre de lumière , qui te levais au matin ?

C’est même ce verset latin, traduit ds lfdie, quia pro-curé au diable le nom de Lucifer. On n’a pas longéque Lucifer signifie celui qui répand la lumière. On aencore moins réfléchi aux paroles d'Ifaie. II parle duroi de Babylone détrôné, 8c par une figure commune,il lui dit : Comment es-tu tombé des cieux, astreéclatant ?

II n’y a pas d’apparence qu 'Isaïe ait voulu établirpar ce trait de rhétorique la doctrine des anges pré-cipités dans l’enfer : aussi ce ne fut guère que dans