Band 
Tome trente-septieme.
Seite
352
JPEG-Download
 

352 Ange.

le temps de la primitive Eglise chrétienne que lespères 8c les rabins s’efforcèrent d’encourager cettedoctrine pour sauver ce qu’il y avait d’incroyabledans rhiíloire d’un serpent qui séduisit la mèrejìeshommes , 8c qui , condamné pour cette mauvaiseaction à marcher sur le ventre , a depuis été l’ennemide l’homme , qui tâche toujours de l’écraser, tandisque celui-ci tâche toujours de le mordre. Des subs-tances célestes, précipitées dans l’abyme, qui en sortentpour persécuter le genre-humain , ont paru quelquechose de plus sublime.

On ne peut prouver par aucun raisonnement queces puissances célestes 8c infernales existent; mais aussion ne saurait prouver qu elles ssexistent pas. II n’y acertainement aucune contradiction à reconnaître dessubstances bienfesantes 8c malignes , qui ne soient nide la nature de Dieu ni de la nature des hommes ;mais il ne suffit pas qu’une chose soit possible pourla croire.

Les anges qui présidaient aux nations chez lesBabyloniens 8c chez les Juifs , font précisément cequ’étaient les dieux d 'Homère , des êtres célestes sub-ordonnés à un être suprême. L’imagination qui aproduit les uns a probablement produit les autres. Lenombre des dieux inférieurs s’accrut avec la religionà'Homère. Le nombre des anges s’augmenta chez leschrétiens avec le temps.

Les auteurs connus fous le nom de Denis l'aréopa~gîte 8c de Grégoire I , fixèrent le nombre des anges àneuf chœurs dans trois hiérarchies ; la première desséraphins , des chérubins 8c des trônes ; la seconde desdominations , des vertus 8c des puissances; la troisième des

principautés ,