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Tome trente-septieme.
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Anglicans. 359

de commerce qu’on a ici avec les femmes, font qued’ordinaire un évêque est forcé de fe contenter dela sienne. Les prêtres vont quelquefois au cabaret,parce que l’ufage le leur permet ; Sc s’ils s’enivrent,c’ est sérieusement 8c sans scandale.

Cet être indéfinissable , qui n’est ni ecclésiastique niséculier, en un mot, ce que l’on appelle un abbé , estune espèce inconnue en Angleterre ; les ecclésias-tiques font tous ici réservés 8c presque tous pédans.Quand ils apprennent qu en France des jeunes gensconnus par leurs débauches , 8c élevés à la prélaturepar des intrigues de femmes , font publiquementl’amour, s’égaient à composer des chansons tendres ,donnent tous les jours des soupers délicats 8c longs,8c de-là vont implorer les lumières du Saint-Esprit ,8c fe nomment hardiment les successeurs des apôtres ;ils remercient Dieu d’être protestans : mais ce fontde vilains hérétiques à brûler à tous les diables,comme dit maître François Rabelais. C’est pourquoije ne me mêle point de leurs affaires.

ANNALES.

de peuples ont subsisté long-temps 8c sub-sistent encore sans annales ! II n’y en avait dansl’Amérique entière , c’est-à-dire dans la moitié denotre globe , qu’au Mexique 8c au Pérou , encoren’étaient-elles pas fort anciennes. Et des cordelettesnouées ne sont pas des livres qui puissent entrer dansde grands détails.

Les trois quarts del’Afrique n’eurent jamais d’an-nales : 8c encore aujourd'hui chez les nations les plus

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