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Tome trente-septieme.
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I

364 ANNATES.

concile de Balle les déclara simoniaques ; 8c la prag-matique-lanction les abolit de nouveau.

François I, suivant un traité particulier qu’il avaitfait avec Léon X , qui ne fut point inséré dans leconcordat, permit au pape de lever ce tribut, qui luiproduisit chaque année , fous le règne de ce prince,cent mille écus de ce temps-là , suivant le calculqu en fit alors Jacques Capelle, avocat-général au par-lement de Paris.

Les parlemens , les universités , le clergé, la nationentière réclamaient contre cette exaction; Sc Henri II,cédant enfin aux cris de son peuple, renouvela la loide Charles Vil par un édit du 3 septembre 1551.

La défense de payer fannate fut encore réitéréepar Charles IX aux états d’Orléans en 1560. Par avisde notre conseil , b suivant les décrets des saints conciles,anciennes ordonnances de nos prédécejfeurs rois , b arrêts! de nos cours de parlement; ordonnons que tout transport

d'or b d'argent hors de notre royaume, b payement dedeniers , fous couleur d’annates , vacant b autrement ,cejferont , à peine de quadruple contre les contrevenans.

Cette loi promulguée dans l’affemblée générale dela nation semblait devoir être irrévocable : mais deuxans après, le même prince, subjugué par la cour deRome alors puissante, rétablit ce que la nation entière8c lui-même avaient abrogé.

Henri IV, qui ne craignait aucun danger , mais quicraignait Rome , confirma les annates par un éditdu 22 janvier x596.

Trois célébrés jurisconsultes , Dumoulin, Lannoy ScDuaren , ont fortement écrit contre les annates qu’ils