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Tome trente-septieme.
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38o Antiquité.

Oue fait-on dans Paris le jour qu’on apprend laperte d’une bataille 8c la mort de cent braves offi-ciers ? on court à Topera 8c à la comédie.

Que fesait-on quand la maréchale à'Ancre étaitimmolée dans la Grève à la barbarie de ses persécu-teurs , quand le maréchal de Marillac était traîné ausupplice dans une charrette, en vertu d’un papiersigné par des valets en robe dans T antichambre ducardinal de Richelieu; quand un lieutenant-généraldes armées , un étranger qui avait versé son sangpour l’Etat, condamné par les cris de ses ennemisacharnés , allait fur l’échafaud dans un tombereaud’ordures avec un bâillon à la bouche ; quand unjeune homme de dix-neuf ans , plein de candeur ,de courage 8c de modestie , mais très-imprudent, étaitconduit au plus affreux des supplices ? on chantaitdes vaudevilles.

Tel est Thomme, ou du moins Thommedes bordsde la Seine. Tel il fut dans tous les temps , par lafeule raison que les lapins ont toujours eu du poil,8c les alouettes des plumes.

Section V.

Dc l'origine des arts.

o i! nous voudrions savoir quelle était précisé-ment la théologie de Thot , de t^rdují , de Sanchoniathon,des premiers brachmanes ; 8c nous ignorons qui ainventé la navette ! Le premier tisserand , le premiermaçon , le premier forgeron, ont été fans doute degrands génies ; mais on n’en a tenu aucun compte.Pourquoi ? c’eít qu’aucun d'eux n’inventa un art