396 Anthropophages.
Et le roi ajouta: Que vcux-tu ? Sc elle répondit : O roi,voici une femme qui ma dit , donnez-moi votre fis , nous lemangerons aujourd'hui, ò demain nous mangerons le mien.Nous avons donc fait cuire mon fis , ò nous lavonsmangé; je lui ai dit aujonrd' hui , donnez-moi votre fisafn que nous le mangions , ò elle a caché son fis.
Ces censeurs prétendent qu’il n’est pas vraisem-blable que le roi Benadad assiégeant Samarie , le roi7 oram ait passé tranquillement par le mur ou fur lemur, pour y juger des causes entre des Samaritains.II est encore moins vraisemblable que deux femmesne se soient pas contentées d un enfant pour deuxjours. II y avait là de quoi les nourrir quatre j ours aumoins : mais de quelque manière qu’ils raisonnent,on doit croire que les pères & les mères mangèrentleurs enfans au siège de Samarie, comme il est préditexpressément dans le Deutéronome.
La même chose arriva au siège de Jérusalempar JVabuchodonofor ; ( f ) elle est encore prédite parEzéchiel, (g)
Jérèmie s’écrie dans ses lamentations : (h) Quoidonc, les femmes mangeront-elles leurs petits enfans qui nefont pas plus grands que la main ? Et dans un autreendroit : (r) Les mères compatissantes ont cuit leurs enfansde leurs mains ò les ont mangés. On peut encore tirer cesparoles de Baruch ; Ihomme a mangé la chair de son fisò de fafile.
Cette horreur est répétée si souvent, qu’il sautbien qu elle soit vraie; {k) enfin on connaît l’histoire
(/) Liv. IV des Rois ch. XXV, v. 3. { ! ) Ch. IV, V. 10.
(g ) EiéoA. ch. V, v . 10. [t] Liv. VII, ch. VIII.
( h ) Lamcnt. ch. II, V. 20.