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Cette confiance que S. M. aimeà conserver, prouve combienelle apprécie la parole que lui a donnée S. Ex. M. deKuobels-dorff, que la Prusse n’était entrée dans aucun concert avec lesennemis de la France , et que les assurances qu’elle a reçues,en mettant un terme au mal-entendu qui vient de s’élever,feraient cesser les arméniens qui en ont été la suite.
Le soussigné saisit avec empressement cette occasion derenouveler, etc. etc.
(Signé)
C. M, Tali.eyrand, prince de Bénévent.
Paris , le 19 Septembre, lfcOfi,
Seconde note de M. de Knobelsdorff au ministre des rélatiom
extérieures. |
Le soussigné, envoyé extraordinaire et ministre plénipoten- |tiaire de S. M. le roi de Prusse, a reçu hier la note qui lui a |été adressée par S. Ex. M. le prince de Béuévent, ministre jdes relations extérieures. j
Si, dans cet office, le soussigné a retrouvé avec une extrême Jsatisfaction, l’assurance précédemment consignée dans la notedu 13 Septembre, que S. M. l’empereur et roi remplirait l’en* ;gagement qu’elle a pris d’attendre le résultat des explications jdonnées au marquis de Lucchesiui et au général de Knobels-dorff avant de prendre un parti sur les notifications consti* ;tutiounelles qui mettraient toutes les forces de la nation fran-çaise à la disposition du gouvernement, il a appris avec une•peine infinie que S. IYJ. ait eu quelque regret de cet engage-ment, et que, tout en le remplissant, elle croie nécessaire d'or-donner toutes les mesures et tous les mouvemens de troupe»qui peuvent avoir lieu, sans notification préalable.
Le soussigné s’empresse de réitérer à S. Ex. M. le princede Bénévent l’assurance que S. M. le roi de Prusse, loin d’a-voir jamais eu l’idée de renoncer à ses rapports d’amitié avecla France , partage à cet égard tous les sentimens de S. M-impériale et royale, exprimés dans l’office auquel cette notesert de réponse : que loin d’être entrée dans un concert arecles ennemis de la France , S. M. prussienne a toujours chercheà calmer tous les ressentimens pour faciliter le rétablissementde la paix générale ; enfin, que loin de menacer les annéesfrançaises en Allemagne par ses armeuiens, ceux-ci n’ont eulieu qu’à la suite d’avis reçus à Berlin , et qui étaient telle-ment alarmans, qu’il n’eût pas été possible de négliger de»mesures de précaution commandées par la prudence pour le•alut de l’état.
Le soussigné se plaît à renouveler à S. Ex. le prince de Hé-néveiit l’assurance qu’eu prenant ces mesures, S. M- I e . ro1Prus’se 11 ’a pas renoncé un seul instant à l’assurance de v<^se dissiper Içs nuages élevés entre elle et la France ; et le g *