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2 (1813) Pièces sous le gouvernement impérial, commençant le 15 mai, 1804 jusqu'à la fin de l'année 1806 / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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Thuilleries, lempereur Alexandre a jugé à propos de suspendreses rétalions politiques avec la France , mai'- en même tems,il a déclaré de la manière la plus positive qu'il était dans l'in-tention de rester étranger aux débats existans entre riens etlAngleterre.

Nous ne pensons pas que la conduite que la Russie a tenuedepuis cette époque ait lien changé à cette détermination.Elle a, il est vrai, conclu un traité dalliance avec vous; niai»ce traité, il est aisé den juger par ce qui en a été rendu public,par lobjet quil avait en vue, et plus encore par les résultats,navait aucun rapport avec la guerre qui existait depuis prèsde deux ans entre nous et l'Angleterre.

Ce traité était un pacte de participation ù une guerre dunenature différente, plus étendue et plus générale que la pre-mière. Cest de cette guerre quest liée la troisième coalitiondans laquelle lAutriche était puissance principale et la Russie puissance auxiliaire. LAngleterre na participé quen projetà cette guerre; jamais nous navons eu à combattre ses forcesréunies à celles de ses alliés. La Russie ne sy est montréeque secondairement. Aucun déclaration adressée à la France nest venue nous apprendre quelle était eu guerre avec nous,et ce nest que sur les champs de bataille la troisième coa-lition a été détruite, que nous avons été officiellement informésque la Russie en avait fait partie.

Lorsque S. M. britannique a déclaré la guerre à la France ,elle avait un but qu'elle a fait connaître par ses manifestes.Ce but constitue la nature de la guerre. Lorsque 18 moisaprès, S. M. britannique sest alliée avec lAutriche , la Itussieet la Suède , elle eut dautres objets en vue; ce fut une nou-velle guerre dont il fauts chercher les motifs dans les piècesofficielles qui ont été publiées par J es diverses puissances..Dans ces motifs il nest jamais question des intérêts directs delAngleterre, Ces deux guerres nont donc aucun rapportensemble; lAngleterre na point participé réellement à cellequi est terminée. La Russie na jamais pris de part ni directeni indirecte à celle qui dure encore. Il ny a donc aucuneraison pour que lAngleterre ne termine pas seule la guerrequi seule elle a faite avec nous.

Si S. M. lempereur adoptait le piincipe de négocier main-tenant avec lAngleterre unie à ses nouveaux alliés, elle ad-mettrait implicitement que la troisième coalition existe encore,que la guerre dAllemagne nest pas finie, que cette guerreest la même que celle que la France soutient contre lAngle-terre, elle accepterait implicitement pour base de la négociationles conditions de M. de Novosilzoft' qui ont excité létonne-ment de lEurope et soulevé le caractère français , et de vain-queur, de la coalition ; lempereur se placerait volontaireinei 1dans la position du vaincu.

Aujourdhui lempereur na plus rien à débattre avec la® 0 *