rz6 ANTIQUITÉ
II falloit que l’Histoire de l’Empire répondît à ridée qu’il vou-loit en donner , & qu’aucun des peuples de l’Asie occidentalequi.etoient venus en ambassade, ne pût lui disputer l’antiquité.Quoi qu’il en soit, la position de notre Tite-Live etoit très-cri-tique , & on ne sauroit trop le louer d’avoir eu l’intrépidité demettre dans fa préface : Beaucoup de. gens parlent des Ou-ti del’antiquité ; mais le Chou-king ejì le seul livre authentique qui nous
rejle , & il commence à Yao . Divers Ecrivains nomment
Hoang - d; ce qu ils en racontent tìejl ni vraisemblable , ni lié. . .II es difficile de parler du Lettré Tchin. II dit dans un autre en-droit : N’ayant trouvé que des faits douteux , je ne puis transmettreque des doutes , Y-tsée-tchouen-y. Un Historiographe public quis'exprime ainsi, dans une position comme la sienne, dit biendes choses à qui entend la valeur des termes.
Sée-ma-tsien parlât-il avec la plus grande assurance, il nemériteroit de croyance qu’autant qu’il diroit des choses raison-nables & sondées en preuves. Le ton tranchant d’un Ecrivainn’en impose qu’aux simples, fa réputation ne subjugue que lesignorans, & ses décisions ne font des oracles que pour ceuxqui ne pensent pas. Sée-ma-tsien a parlé de Hoang-ti en Tao-sée & en courtisan. II eut selon lui, l’usage de la parole peu dejours après fa naissance, — il régla les cinq elémens, — il appri-voisa des ours, des tigres, des léopards, & c. Sée-ki, liv. I. Puisil le représente comme donnant des Loix à dix mille Royaumes,gouvernant d’immenses Etats, faisant fleurir toutes les Sciences& tous les arts, & régnant en Prince egalement sage , puissant& magnifique. Nous ne nous arrêterons qu’à ces derniers arti-cles. Car pour les fables, ayant eu à choisir, on doit lui savoirgre de sa modération. Mais comment lui passer de représenterl’Empire de Chine sous Hoang-ti, dans un état de puissance && de splendeur, au quel on ne voit ni commencement, ni suite,& qui est démenti par ce que racontent le Chou-king, & les
autres