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Tome premier.
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14© ANTIQUITÉ

plein de faits dénués de preuves & de puérilités mefféantes. Ma**yang, selon une note du Tong-kien, fit un livre exprès pourréfuter les fairs supposés & incertains par il commence sesAnnales. ( Nous ne connoissons point cet ouvrage). A sen tenirmême aux aveux des Editeurs de Sée-ma-tsien, & à la maniersdont ils sy prennent pour le justifier, on sent quils glissent furlarticle que nous lui reprochons, & n osent pas entreprendre dele tirer au clair.

Venons maintenant aux Tchou-chou, ou Manuscrits en bam*bou. Les calculs astronomiques dun Européen ne prouverontjamais lauthenticité de ces manuscrits, parce que, avant tout ril faudroit quil prouvât i°. Quil entend le texte du livre, ceest qui plus difficile que bien des gens ne le croyent. z°. Quun-Ecrivain, qui a la simplicité, ou peut-être la mauvaise foi decomposer une histoire de fables, ne s'ote pas le droit dêtrecru fur des dates. 3 0 . Que le texte quon a trouvé à moitié rongédes vers & écrit en caractères Ko-teou, si difficiles à enten-dre cinq siécles auparavant, a été bien rendu, & na pas étéplié au íystême du fameux Fou-mi, qui parut peu dannéesaprès. 4 0 . Que le recouvrement de ces Manuscrits na pas été,comme celui de tant d'autres, un tour dadresse des Tao-sée.Vu reste, dès que nous reconnoissons que les anciens livres desTao-sée parlent de Hoang-ty , on doit sentir que si nous rejet-ions des Manuscrits trouvés au commencement de la petiteDynastie des Tsin, ce nest pas pour repousser leur témoignage.Des écrits fans nom dAuteur, inconnus à tous les Ecrivainsantérieurs, & pleins de fables ridicules, ne seront jamais unpoids dans la balance de la Critique. Nous nen parlerons queparce qusen en a parlé.

Voici ce qui nous persuade quils ne méritent aucune croyance^i°.Ils furent trouvés dans des temps de troubles, dans le mo-ment même dune révolution. z°. Après quils eurent été transe