X| |V i 1 '' Ut
-Ni |l; »
V:,
-?/VA ïV
•*
ROI DE LA CHADSSÉE- D'ANTIN.l y a quelque trente ou quaranteans cette rue commençait par unedanseuse et Unissait, par un cardinal.Un cothurne hlanc et un chapeaurouge, tels étaient les deux pôlesde cette rue qui, entre ses deuxtrottoirs, résume encore aujour-t>. ' d’hui toute la civilisation parisienne.Cette danseuse s’appelait made-moisclle Cuimard ; ce cardinal était»V^J> l’arclievéïpie de Lyon , l’oncle deNapoléon , le cardinal Fesch , unedes dernières et des plus grandesfigures que nous ait laissées le vieuxcatholicisme.
Entre la danseuse et l’archevêque,comme un trait d’union, brille lenom formidable de Mirabeau, dont'liôtel s’élevait à égale distance deS^TÎitl. ses deux voisins, celui qui avait étél’hôtel chorégraphique, et celui quidevait être l’hôtel religieux.
On voit que lame de laChaussée-d’Antin, pour si jeune qu’elle soit,n’est pas trop mal partagée. Lethéâtre, l'église et la tribune luifont une couronne de souvenirs.
Aujourd’hui l’opulente rue com-mence par un charcutier et finit parun marchand de vin ; elle est toutejalonnée d’épiciers. Un apothicairemanipule la rhubarbe et le (juin-