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LES OUAIS. ‘II.-)
levèrent lour-à-tour la ]nnissii*ri* des quais Saint-Michel et du l.ou\n\jiis(|ii'à l'arrivée d'Henri IV .
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Ce lut nue grande journée pour le Béarnais. Il avait acheté Paris aLhuillier, prévôt des marchands, élan comte de Brissac, qui en était gou-verneur. Le2^2 mars 151)4, jour lixe pour l’exécution du marche, ces deuxtraîtres se rendirent à la Porte Neuve située au bout du quai du Louvre,où est maintenant le Pont-Hoval, et attendirent les protestants. Ceux-cin’arrivaient pas, la pluie les ayant retardés; ils ne parurent qu'au hould’une heure d’anxiété mortelle pour les vendeurs, car il y allait de leurtète. Enfin à cinq heures, Saint-Luc entra avec l'avant-garde et prit po-sition auprès du Louvre, tandis que les garnisons de Corheil et de Melun ,descendues par la Seine , débarquaient aux Celestins et se rangeaient enbataille sur le quai. Peu après. Montmorency et. Matignon entrèrent parla Porte-Neuve et s’avancèrent jnsques au quai de l’Ecole , on un détache-ment de Suisses tenta, mais inutilement, de leur barrer le passage. Quandils furent tous tués ou précipités dans la Seine , le comte de Brissac allaau-devant d’Henri IV , pour le presser d’entrer à son tour. Mais telleétait la terreur qu’inspirait Paris , quoique vendu pieds et poings liés.qu’Henri IV 7 hésita longtemps et ressortit jusqu’à trois fois avant de sedéterminer à pénétrer dans la ville. Les protestations du prévôt des mar-chands, Lhuillier. ne parvinrent à le rassurer que vers les sept heures
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