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choisirent ce lien pour y donnée une fête ; ils y dansèrent avec fureur ladanse mary lire : il y a un siècle on y faisait des miracles.
Enlin, en 178!>, les idées de Voltaire sur les cimetières hors les villesayant prévalu, on exhuma douze mille squelettes qui servirent au grandossuaire des catacombes; on détruisit l’église, et [tour ne pas perdre deplace on lit un marché. A l’aris, la vie et la mort se touchent toujours ;n'y a-t-il [tas un marché à la porte de la Morgue?
Le plus grand poele comique du monde est né à deux [tas de la fon-taine des Innocents; c’est là, dans ce coin enfumé de Paris , qu’il a [tour-suivi ses premiers rêves. Patience! je croyais voyager dans un momieinconnu, voilà déjà que j'ai salué Pierre Lèsent, Jean Goujon, Arouet etPoquelin ! Je vous délie de faire un pas dans cette ville grandiose sansfouler du [tied un grand souvenir. Paris, c’est le cœur de la France quivous liai sous la main
J’ai vu une église, j’y suis entré [tendant une averse. J’aime les églises,d’abord [tarée que Dieu s’y trouve comme ailleurs, ensuite parce que la pluspauvre église renferme un précieux œuvre d’art. L’église de la rue Saint-Denis s'appelle Saint-Leu Saint-Gilles; elle date du régne de Saint-Louis. Elle est simple et belle, d'un lion style et d'un gracieux aspect. Lemaitre-autel est élevé sur une chapelle souterraine; ilesldominé par huitstatues d’apôtres et de patriarches. La chapelle souterraine se nommeChapelle du Tombeau ; elle n’est éclairée que par nu demi-jour, qui inspirele recueillement. Elle fut construite par les chevaliers du Saint-SépulcreGeorges Cadoudal s’y cacha durant quelques jours, sous le tombeau duChrist . L’église de Saint-Leu Saint-Gilles est la plus riche en reliques;elle possétle celles de sainleClotide reine de France et de sainte Hélène,mère de l’empereur Constantin ; en outre, elle possède comme toutes leséglises de la chrétienté des morceaux de la vraie Croix, ce qui me lait tris-tement songer (pie Jésus-Christ a porté une croix bien lourde. Saint-LeuSaint-Gilles est la seule église de Paris où l'on osa faire un service pourle repos de l’âme de la princesse de Lamballe, au temps même de sonhorrible mort. Peu de jours après, l'église fut mise à l'encan : deux juifsOttevairi et Stevens, pourquoi 11 e [tas dire leur nom, rachetèrent moyen-nant quelques pièces d’or. Ils en liront un magasin à salpêtre. En ISO'J,quand les églises furent rouvertes au culte catholique, les deux juifs lalouèrent trois mille francs [tour l’amour de Dieu . Après un an de bail,voyant que les prêtres y replantaient l'étendard de la foi, ils demandèrentdix mille francs, toujours pour l'amour de Dieu , disant qu'ils ne la vou-laient louer à d’autres qu'à Dieu même. Jusqu'en 1811, ils se tirent untrès-joli revenu aux frais des pécheurs de la paroisse.
Avant la révolution, l’église de Saint-Leu possédait plus d'un tableausigne d’un grand maître: au-dessus du maitre-autel il y avait une cène