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Tome second.
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et désole dam» la salle du cabaret ou dans l'arnére-boutiiiue d’une frui-tière. L'âme revenait ivre d’amour et d’ambroisie dans sa triste demeuresans même voir que Latilara avait revêtu la robe de .\oé ou s’était égaré surles pas de Madeleine pécheresse. La plus belle passion du peintre fut unefruitière. La fruitière s’appelait. Jacqueline ; c’était une jeune Picarde dontla bonne mine avait séduit Lantara ; elle était fraîche et gaie, deux trésorspour les femmes. Elle chantait du matin au soir; sa voix perçante mon-tait jusqu’à la chambre du peintre ; les soirs de la belle saison il ouvraitla fenêtre; son âme qui voyageait au loin, revenait aux chansons de Jac-queline; il fermait les yeux et croyait entendre chanter dans les champs,tant la voix avait de fraîcheur agreste. Jacqueline, de son côté, était sen-sible aux œillades de Lantara . Quand elle le voyait ivre, elle le plaignaitdu fond du cœur : plus d’une fois il arrivait que le peintre ne pouvait

monter, s arrêtait au rez-de-chaussée, grâce à la charité plus ou moinsorthodoxe de la fruitière. Lantara n’ayant plus de famille, avait trouvé làune sœur en même temps qu’une maîtresse; il lui a dû souvent de ne