PLACE SA1.NT - CEILMALN - L'AUXEHHOIS.
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ligne, (|ui, de maître d’armes, devint gouverneur de la Pastille, accourutavec ses hommes d'armes pour s'opposer à l’exécution des ordres du roi.Cependant Henri 111 lit demander par devant lui les docteurs en théologieet messieurs de la Sorhonne, et leur lit un discours à peu prés éloquentpour leur reprocher ces méfaits. Le pauvre roi en fut pour ses frais d'élo-quence, et on continua d’aiguiser sur la pierre profanée des autels lepoignard de Jacques Clément . Après la mort de Henri 111, le lîéarnaisne pouvait pas espérer que tant de fureur s’apaiserait à son nom. Cesfolies honteuses, sanglantes, où la religion n'avait vraiment que faire,ne firent que s’accroître, même après son abjuration. On saitdans quellesdégradations tomba l’esprit public pendant les horreurs du siège de Paris ,et quand le calme apparent se rétablit, Havaillac ramassait dans l’ombrele fer régicide de Jacques Clément . Sous la hache de Richelieu, tout setut; la chaire revint, bien lentement, il est vrai, aux enseignements sacrésqui devaient inspirer un jour la parole des Massillon et des Bossuet .
Telles furent, en résumé, jusqu’à notre époque, les destinées de lavieille basilique des rois francs. Nous allons ébaucher aussi l’histoiredu palais qui vint s’abriter, pour ainsi dire de son ombre.
Quoi qu’en dise Duboulav, lequel prétend (pie la tour du Louvre exis-tait déjà sous ce bon roi Dagobert, qui a su se faire une durable renom-mée sans la demander à la gloire, il parait certain que la première fondu-lion ne remonte pas à une époque de beaucoup antérieure au régne dePhilippe-Auguste . Ce prince y lit construire un mur d’enceinte qui devaitrelier plusieurs bâtiments différents: une vieille charte atteste, au direde Sauvai, que les terrains qui appartenaient alors à l'abbé de Saint-Denis-de-la-Cbartre furent payés la somme de 50 sous. Latour, agrandieet entourée de nouvelles constructions, devint l’habitation des rois; ony établit aussi une prison pour les captifs illustres et le dépôt du trésor
’ "e. Celte tour était la suzeraine des grands vassaux, le siège féodalde la royauté; toutes les dépendances de la couronne relevaient delàtour du Louvre. Aussi chaque règne y laissa-t-il quelque trace : Charles V y lit surtout de nombreuses réparations; il y reçut pompeusement, audire de Christine de Pisan, l’empereur Charles IV .
Mais une réception éclatante encore devait y saluer un jour, sous unplus grand nom, la majesté impériale.
Après la captivité de François I" à Madrid, après l’entrevue d'Aigues-Mortes, où le roi de France et l’empereur Charles-Quint mirent courtoi-sement leur gloire face à face, le monarque espagnol , apprenant la révoltedeGand, ne savait comment arriver dans les Flandres: les tempêtes pou-vaient le jeter sur les côtes de France ou sur celles d’Angleterre, deuxpays ennemis; il préféra s’en rapporter à la générosité et à la droituredu roi-chevalier: il lit donc demandera traverser la France ; les prn-
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