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t'hissait, au moyen d'un pont-levis assis sur des piliers de pierre.F.ouis XIV voulut achever l'œuvre de ses prédécesseurs : il provoqua,comme avait l'ait François 1 ". le concours d’un grand nombre d'archi-tectes. Aucun projet ni; parut satisfaisant : on lit venir de Home le cava-lier Bernin dont la renommée était immense. Pendant, ce temps, ClaudePerrault, le naïf auteur des Contes îles Fées, a qui Boileau donnait cetaigre conseil :
Sovrz plutôt maçon, si c’est votre talent.
présenta aussi son plan, sans qu'il fut cependant architecte. Mais le Ber-nin arriva ; et quoique ses projets parussent complètement au-dessousde sa réputation , Louis XIV qui l'avait fait recevoir avec des honneursprinciers, hésita à manifester son désappointement : Colbert était devenuministre ; il s’éprit d’enthousiasme pour l’idée de Claude Perrault ; il osaplus que Louis XIV: il ne dissimula pas son opinion. Bernin tranchaitdu Michel-Ange : peintre, sculpteur, architecte, il avait sa gloire et songénie acceptés; son orgueil se révolta dés qu’il put soupçonner qu'on necraignait pas de lui comparer quelqu'un. Sous un prétexte de santé, ilpartit: Claude Perrault se mit à l’œuvre; il fit exécuter ces dessins qu’a-vait admirés Colbert ; c’est la splendide façade connue sous le nom de laColonnade du Louvre. File se compose d’un soubassement à surface unie,percée de vingt-trois ouvertures; cette partie de l’édifice est d’un aspecttriste et, pour ainsi dire, sacrifié, mais au-dessus on ne peut qu’admirerun grand ordre de colonnes corinthiennes couplées, avec des pilastresde même; le tout du plus majestueux effet. Cette façade, longue de centsoixante-seize mètres, se partage en trois avant-corps, un au milieu etdeux aux extrémités. L'avant-corps du milieu s’ordonne de huit colonnescouplées et porte un grand fronton dont la cimaise est de deux seulespierres ’ ' seize mètres et demi de longueur. Pour les poser,
il fallut inventer une machine; l’honneur en appartient à un simple ou-vrier nommé Cliquin ; l une de ces pierres s'est fendue sous l'impressiondes froids. Malgré ces grands travaux, le Louvre était loin d’être terminé:des parties peu en harmonie avec l’ensemble restaient encore debout,surtout du côté de la Seine . La décoration intérieure n’était, pas nonplus complète. .Napoléon voulut mettre la dernière main à l'œuvre; oncommença par démolir plusieurs bâtiments qui obstruaient le passage duquai; le sol fut exhaussé, et on laissa l’espace pour une large rue; enmême temps on achevait les distributions générales de l’édifice; on luidonnait des portes, des balustrades, des escaliers, desplafonds, et toutessortes de sculptures dignes de sa grandeur; on fit aussi quelques change-ments à la façade qui regarde Saint-Germain-l’Auxerrois. Le grand arccintré qui dominait la porte d’entrée fut détruit, et l'on établi! une com-