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Tome second.
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U U K IM CI» II S.

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rieux, uni: révolte savante, hardie, olympienne; Titan fui au inomcnld'étouffer dans son aire laigle de Jupiter.

De l'autre côté du faubourg Saint-Antoine et à la même hauteur quela maison Dubuisson, commence la rue Dicpus, ruelle solitaire, dont lessoixante maisons encadrées de murs se prélassent sur une courbe dedeux kilomètres.

Cest une thébaïde, à toute heure silencieuse, comme à midi la IMazzadel Sol à Madrid ; et cependant il y a une population dont le chiffresatisferait lorgueil d'un chef-lieu de sous-préfecture.

Si le roulement des équipages ne trouble pas incessamment le calmede ce quartier; si cette artère qui aboutit au grand faubourg ne fait pasrefluer vers lui ses Ilots de colons, cest que les hôtes de la rue Dicpus nevivent pas delà vie du monde ; cest quils ont une existence spéciale, excep-tionnelle, qui se satisfait à elle-même dans lenceinte du logis; c'est quilssont divisés en grandes familles pacifiques, en tribus sédentaires dont cha-cune obéit à une règle, à une habitude ou à une discipline; chaque maisonest un pensionnat, un asile de charité, un saint collège, une maison desanté, un hospice ou un cloître.

Les chroniques du moyen-âge ne révèlent pas le nom du village deDicpus; il faut chercher son origine dans des temps plus rapprochés denous. Quand Philippe-Auguste agrandit le manoir royal de Yincennes,et quil peupla les bois de bêtes fauves exportées dAngleterre, linéiqueshardis braconniers bâtirent sans doute de pauvres cabanes sur la lisière dela lbrèt, au risque de voir les chênes se transformer pour eux en liart et lesormes en gibet; quand Louis IX tint ses référés sous les ombrages deYincennes, il dut s'établir, à proximité du lieu des séances, quelqueshôtelleries les plaideurs attendirent, la coupe en 'main, les jours etheures de la royale audience; à lépoqm\. le Béarnais gagna Daris parune messe, il y avait assez de huttes en ce lieu pour lui mériter le litre devillage, il ne sagissait plus que de lui donner un nom, et voici commentun moine du tiers ordre de Saint-François, un frère de la Dénitence, endevint le parrain.

Yers lannée 1G0I, un mal épidémique assez singulier se manifestadans les campagnes des environs de Daris : de petites tumeurs blanchesse déclarèrent sur les bras et les mains des femmes, et présentèrent lecaractère dune morsure faite par un insecte venimeux. Le mal népar-gnait pas plus le noble que le vilain ; il frappait avec la même cruauté lesmembres habitués au travail des champs et les blanches mains que leshautes dames cherchaient vainement à préserver de la souffrance et dela difformité.

Lue abbesse de Lhelles avait été atteinte de ce mal daventure. On ra-conte quun jeune frère du couvent de Franconville-sous-Bois, envoyopar