PREFACE.
XXUJ
précède, que j’aie le dessein de déprécier l’his-toire. L’histoire est le tableau du monde*: elleretrace les évènements importants ; elle enforme la série, et les rapproche également deleurs causes et de leurs effets : que peut-il yavoir de plus instructif, surtout pour leshommes appelés à des fonctions publiques?Existe-t-il pour eux une école plus utile et plusnécessaire ? Mais, s’il est certain que rien nenous éclaire autant que l’étude réfléchie del’histoire, il n’en est pas moins évident que cen’est pas là que l’on peut puiser la véritableconnaissance des hommes : cette dernière, eneffet, ne peut entièrement résulter, ni du rôleque l’on joue, ni du costume que l’on prend,ni du théâtre sur lequel on est placé, touteschoses dans lesquelles cependant l’histoire seconcentre. Elle ne se trouve que hors de lascène : pour l’acquérir, il faut suivre les hommes