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ÉTUDES, OPINIONS,tais, et la priais de me permettre de rester chezelle jusqu’à ce que la reine en eût entendu lalecture, ou de m’indiquer l’heure à laquelle jepourrais venir le reprendre. Madame de Kan-neberg alla rendre compte de mes propositionsà sa majesté, et revint une minute après medire que la reine serait charmée que je vou-lusse bien lui lire ce discours moi-même. Ainsinous entrâmes chez elle, et la trouvâmes en-tourée de ses dames d’honneur et de sa lec-trice. On me reçut avec une bonté qui auraitété extraordinaire partout ailleurs que chezl’épouse de Frédéric , la princesse du mondela plus respectable, la plus affable et la pluspolie.
Après les compliments qu’il est facile de de-viner, on s’assit en demi-cercle, et l’on m’indi-qua un siège que j’occupai, et qui était en facede sa majesté. La lecture se fit sans interrup-tion , et lorsque j’eus fini, on se leva. La reineme remercia, en joignant à cet acte de bontéquelques compliments flatteurs. Ensuite onparla du discours de la séance de la veille, etdes Français , hommes de lettres, qu’on avaitvus à Berlin avant que j’y fusse , surtout deM. de Voltaire , et j’observai qu’on n’eut que du