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Tome premier.
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ÉTUDES, OPINIONS,

teur, en riait aux larmes , et que moi, malgrétous mes principes, j’avais peine à m’en em-pêcher ; lorsque tout-à-coup, par une idéeplus baroque encore, il fit un tel effort sur lui-même, qu’il devint en apparence très sérieux,et me demanda de l’air le plus grave et le plusimposant: Monsieur, de quoi riez-vous? Unautre soir , il me donna à lire, à la suite dequelques autres morceaux , une épigrammeassez bien faite et très mordante contre d’A-lembert : mais, tandis que je faisais cette lec-ture à haute voix, il lui revint à l’esprit quej’étais fort attaché au géomètre de Paris . Fâchéde m’avoir fait connaître cette épigramme, etcraignant fort à tort que je n’en parlasse , ilprit subitement le ton le plus sévère, et medit sèchement : « Monsieur, ceci entre nous ,» au moins ! car si jamais d’Alembert en«savait un mot....—Sire, lui répondis-je d’un«air très sérieux, je serais bien malheureux«que votre majesté pût croire que j’eusse be-» soin du motif de la crainte pour m’acquitter«de mon devoir. Je le ferai toujours par de« plus nobles considérations. »

La poésie était pour ce roi l’objet d’une vé-ritable passion. « Est-ce que vous ne faites ja-