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Tome premier.
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COMPOSIT. L1TTÉR. DE FRÉDÉRIC. Il5i. mais de vers? me dit-il un jour. — Sire, j’en»ai fait depuis l’âge de vingt ans jusqu’à lage»de trente; mais j’ai observé que ce travail me» prenait beaucoup de temps, et me procurait» peu de succès : ainsi je me suis promis, en pas-«sant le Rhin , de ne plus en faire. La poésie» exige, si je ne me trompe, outre plusieurs«autres qualités précieuses, la facilité de ne«prendre, pour ainsi dire, que la sommité ou» la fleur des objets dont on traite. La nature«m’a-t-elle refusé cette facilité, ou le genre» de mes études l’a-t-il en quelque sorte détruite» chez moi, en m’attachant à rechercher de» préférence la précision des idées, la justesse» des raisonnements, l’ordre régulier et l’en-» chaînement méthodique des pensées ; en m’at-« tachant en un mot à creuser les objets et à«en compléter le développement, plutôt qu’à» les peindre? Ce qui m’a paru hors de doute,» c’est que je ne dois point faire de vers, et c’est«pour cela que je n’y songe plus.—Je vous» plains, et ne vous conçois pas : faire des vers«est mon plus grand plaisir; c’est une vraie« jouissance, et un parfait délassement. »

Si d’après ses dispositions on désire savoirce qu’il pensait de nos poètes les plus distingués,*■ s