COMPOSIT. LITTÉK. DE FREÜÉKI.C. 11^
où il se trouvait. Il me conta qu’ayant eu lecommentaire sur Peau-cl’Ane à imprimerai n’a-vait employé que des ouvriers qui ne savaientpas un mot de français ; qu’aucune autre per-sonne que ces mêmes ouvriers et lui n’étaientvenu dans la pièce où se faisait cette impres-sion, lui-même y étant toujours entré le pre-mier, et étant toujours sorti le dernier, et laclef de cette pièce ne l’ayant point quitté; quelui seid avait revu les épreuves sans déplacer,et avait ensuite brûlé toutes les maculatures ;et qu’enfin il en avait envoyé tous les exem-plaires au roi, sans vouloir même en garderune seule feuille pour lui, et que cependanttous les ministres étrangers et plusieurs autrescurieux venaient d’envoyer chez lui demanderdes exemplaires de ce même ouvrage à acheter ;que, dans les informations qu’il avait pu faireà ce sujet, il avait appris que le ministre deHertzberg, à qui le roi en avait donné un exem-plaire , était occupé à le lire dans son salon ,lorsqu’un diplomate étranger était venu luiparler de quelque affaire, et avait entamé unediscussion, à la suite de laquelle le ministreprussien, oubliant la brochure, posée sur uneconsole, était entré dans son cabinet pour cber-