COMPOSIT. LITTÉR. DE FRÉDÉRIC. 1 l 9
sept ans, il trouva ce roi, qui venait dap-prendre la mort de l’aînée de ses sœurs, lamargrave de Bareith, très occupé à lire Bour-daloue; que deux jours après, il en reçut uncahier avec ces mots: » Tenez, gardez cela;»et que ce cahier était un sermon que sa ma-jesté venait de composer. Ce trait n’est pasun des moins singuliers de la vie de cethomme extraordinaire.
Parmi les ouvrages que Frédéric a faits demon temps, et dont les manuscrits ne m’ontpoint été confiés, je citerai, outre le commen-taire sur le conte de Peau-d’Aue, le mande-ment de l’évêque d’Aix , l’abrégé du Diction-naire de Bayle, dont j’ai été l’éditeur, ainsiqu’on le verra à l’article du marquis d’Argens,et une brochure assez épaisse, ayant pour ti-tre: «Observations sur un ouvrage intitulé Es-» s ai sur les préjugés. » Ce fut l’abbé Bastian.iqui fut chargé de faire imprimer ces observa-tions. Je n’en parle que pour citer un mot trèsflatteur envers un homme qui le méritait bien.En réfutant une longue tirade d’injures trèséloquentes,adressées aux nobles en généra!, leroi qui la rapporte, s’interrompt tout-à-coup ,pour s’écrier, dans une parenthèse : Si du