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Tome premier.
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ETUDJiS, OPINIONS,

moins Fauteur avait excepté M. le duc de Ni-vernais ?

Voici une anecdote qui contribuera à faireconnaître l’attention avec laquelle Frédéric fai-sait ses lectures.

Durant l’hiver de 1776 à 1777, il eut uneattaque de goutte assez violente pour l’em-pêcher de faire le voyage de Berlin . Reve-nant, vers la mi-mars, de France où j’avaispassé six mois , j’arrivai aux portes de Pots-dam à l’entrée de la nuit; et, selon la con-signe établie partout où se trouvait le roi, jefus obligé de déclarer à l’officier de garde, monnom, mon état, d’où ;je venais, où j’allais,en quelle auberge je comptais loger , et sij’avais à parler au roi. Comme toutes ces dé-clarations se réunissaient en un rapport, quele major de place remettait tous les soirs à samajesté, je ne doutai pas que je ne fusse ap-pelé le lendemain; et, en effet, à sept heuresdu matin, et avant d’être levé, je vis entrerdans ma chambre, en grand uniforme, un of-ficier des gardes, l’un de mes anciens élèves,nommé M. de Knebel, alors lieutenant, etde service ce jour-là au château... « Ne serez-»vous pas scandalisé, lui dis-je , de trouver