COM PO SIT. I.ITTÉR. DE FRÉDÉRIC. I/p
»vions penser que tout ce qui se faisait pouvait«s’imiter. — Et à quoi cette imitation servirait-» elle? me dit-il alors. Cette manière de voyager» coûterait immensément, et personne ne serait» assez riche ou assez fou pour y avoir recours.« — Peut-être, sire, cette découverte causerait» quelques maux, mais, quant aux avantages que» l’on pourrait s’en promettre et à ce qu’il en» coûterait pour se les procurer, il est des cir-» constances où les gouvernements comptent la«dépense pour rien. — Oui, si, par exemple,«on vient de remporter une grande victoire,» au moment où un allié est prêt à faire sa paix«particulière, on ne peut pas mettre, j’en con-» viens, trop de diligence à lui annoncer le suc-«cès qu’on vient d’obtenir; mais ces occasions» sont si rares !... »
Ici se termina cette discussion, que j’avaispoussée assez loin : la prudence ne me permet-tait pas de lui parler de l’usage qu’un généralpouvait faire des ballons pour connaître l’inté-rieur d’une place, la force d’un camp, les mou-vements ou les manœuvres de l’ennemi, etc.Il n’aurait pas souffert que je prisse la libertéde lui parler de choses qu’il devait savoir mieuxque moi , et de toucher ainsi à ce qui ne doit