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Tome premier.
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COMPOSIT. LIT TÉ R. DE FRÉDÉRIC. 149

entre plusieurs, ainsi que les traités philoso-phiques de Cicéron , etc. Quand on en vint àcalculer ce que le tout pourrait coûter, M. For-mey ouvrit un avis dont nous sentîmes ledanger, Bitaubé, Mérian et moi; mais l’au-teur de cet avis le soutint jusqu’à déclarerque, ne voulant pas être dupe, il ne feraitrien sans cela. Ainsi on prescrivit à Deckerde répondre qu’il y aurait dix - huit centsfeuilles d’impression, et que chaque feuillecoûterait, tant pour les traducteurs que pourl’imprimeur, quarante francs ; ce qui donne-rait un total de soixante et douze mille livres.La part que M. Formey avait exigée pour lestraducteurs, et qui formait la moitié de cettesomme, fut ce qui déplut au roi. Decker reçutordre de surseoir à tout, jusqu’à ce qu’on luifît connaître les intentions ultérieures de samajesté. Depuis ce sursis, il n’a plus été ques-tion de cette affaire. J’avais déjà commencé matâche, que j’abandonnai pour n’y plus revenir.

L’habitude de me voir et de me confier sesécrits, la certitude qu’il avait acquise de madiscrétion et de mon zèle, tout avait enfin in-spiré à Frédéric le désir de m’attacher à sapersônne, pour m’occuper uniquement à la