)5o ÉTUDES, OPINIONS,
correction de ses divers ouvrages, et au soin deles mettre en ordre. Après la guerre de la suc-cession de Bavière , il résolut de réaliser cetteidée; si bien que, peu de jours avant de serendre à Berlin , pour y passer le carnaval, ilmit cet article au nombre de ceux qu’il se pro-posait de régler dans le mois qu’il avait à passeren sa capitale : il fit plus, il en parla à quel-ques uns de ceux qui l’entouraient, et ce futcette dernière circonstance qui, heureusementpour moi, fit échouer le projet. Ceux qui lespremiers connurent les intentions de Frédé-ric à mon égard coururent en informer lesautres ; ce fut une très grande affaire pour cesmessieurs : on s’assembla en secret, et mêmedans un vieux château ou repos de chasse,presque abandonné, et placé à peu de distancede Potsdam . Là on délibéra long-temps : tousles intéressés sentaient au fond de l’âme queje ne me lierais d’intrigue avec aucun d’eux,et que je n’outrepasserais jamais la ligne demes devoirs. Aussi s’accordèrent-ils tous à direque je leur nuirais essentiellement dans l’espritdu roi, soit d’une manière directe, soit aumoins indirectement. On ne pouvait, sans uneodieuse injustice, me soupçonner de vouloir