COMPOSIT. LITTÉR. DE FRÉDÉRIC. 15()
» d’exister ne peut être faite pour moi : ce ne» serait pas vivre. Dans cette position, ne pour-»rais-je pas prendre l’un des deux partis qui»se présentent à mon esprit? Le premier, si le»roi me donne les ordres que l’on m’annonce,» de lui avouer, à la suite des plus vifs témoi-» gnages de ma reconnaissance, que je serais»peu propre à le servir; que la connaissance» que j’ai de moi - même me démontre que«mon zèle serait insuffisant; que la crainte«seule de ne pas répondre à ses intentions me» rendrait incapable de le faire ; que je sens trop» vivement l’importance des devoirs sacrés que» j’aurais à remplir pour pouvoir espérer un«seul instant de calme et de tranquillité, etc.«Vous voyez le fond de mon discours, que je« terminerais en le conjurant de me laisser aux«fonctions que j’ai eues jusqu’ici fonctions que«je puis espérer de remplir avec d’autant plus» de succès, que j’y porte une âme libre et qui» par conséquent conserve toute sa force. L’au-» tre parti que j’imagine pouvoir prendre se-» rait de lui écrire une lettre où mes motifs«et mes supplications seraient exposés avec» encore plus de réflexion et de prudence. Si» votre altesse sérénissime n’approuve ni l’un