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Tome premier.
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J E ÜNESSE

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reau, qui, conformément aux ordres qui luifurent donnés, la fouetta, en plein jour, dansles divers quartiers de Potsdam, Guillaumevoulant qu’une flétrissure aussi déshonoranteet infligée d’une manière aussi publique mîtson fils dans l’impossibilité delà revoir jamais.Lorsque, dans la suite, Frédéric est devenuroi, il s’est rappelé cette affreuse aventure; il adonné une pension de cent cinquante reisclallersà cette infortunée, qui s’était mariée à un pau-vre voiturier de Berlin .

Tout le monde sait que Guillaume voulutfaire périr son fils sur l’échafaud ' ; mais les cir-constances de cette grande affaire ne sont pas

' Une foule de circonstances et de faits relatifs à l’ar-restation de Frédéric restèrent inconnus, non seulementaux personnes de la cour de Prusse, mais même à la pres-que totalité de ceux qui jouèrent des rôles dans cette dé-plorable aventure. Une seule personne se trouva placéede manière à tout savoir, et ce fut la princesse Wilbelminede Prusse, l’aînée des sœurs de Frédéric,devenue margravede Bareith. Ses mémoires seuls ont donc pu achever derévéler ce curieux épisode, et l’ont révélé de manièreà ne laisser ni doute ni lacune. C’est d’après eux que cetarticle des Souvenirs de mon père a reçu des modifica-tions qui ont dû être regardées comme indispensables,

B on Thiébault.