DE FRÉDÉRIC. 1 6 g
également connues, et c’est ce qui me déter-mine à en consigner ici les principaux détails.
La mère de Frédéric, Sophie Dorothée deHanovre , fort attachée à sa maison , avait re-gardé comme un bonheur de parvenir à mariersa fille aînée à son neveu le prince de Galles,fils de George II ; et Frédéric, à la princesseAmélie d’Angleterre, soeur du prince de Galles,la même qui depuis a épousé le stathouder, eta été mère du dernier stathouder qu’aient eules Hollandais.
Dans un voyage que Guillaume fit en Hanovre ,en 1723, je crois, et dans lequel Frédéric l’avaitaccompagné, ce prince vit cette jeune prin-cesse à Herrenhausen. Il paraît que l’impressionqu’elle lui avait laissée était favorable, et sansmême admettre, comme me l’a dit le baron dePoëlnitz, qu’il ait eu plus tard une correspon-dance avec elle, et que même il ait reçu sonportrait, il est certain qu’il entra à cet égarddans les vues de sa mère. Mais cette doublealliance était loin de convenir au parti autri-chien, non moins servi par M. de Sekendorff,ministre de Vienne en Prusse, que soutenu parle général de Gromkow, premier ministre deGuillaume, homme affreux mais habile, coin-