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pagnon d’orgies et confident de ce roi soupçon-neux, fantasque , brutal, susceptible et violentau dernier point.
Ces deux hommes ne négligèrent donc rienpour faire échouer les négociations que lareine avait entamées, et qu’elle renouvelait etsoutenait autant quelle en avait le pouvoir.Ainsi Sekendorff, exactement informé des pro-pos tenus contre Guillaume à la cour d’Angle-terre, notamment par Georges, qui n’appelaitson beau-frère que le caporal ou le bas-officierde Potsdarn , ne manquait pas de l’en faireadroitement informer ; et, de son côté, Grom-kow, instruit par une des femmes de la reinede toutes ses démarches, de ses propos même,irritait sans cesse le roi contre sa femme, sonfils et sa fille aînée, lui persuadait qu’il n’étaitentouré que d’intrigues, et l’exaspérait de plusen plus.
Malgré leurs efforts et leurs impostures, leprojet de la reine fut cependant près de s’ac-complir ; mais au moment où l’envoyé extraor-dinaire, chargé par la cour de Londres de con-clure les deux mariages, révélait à Guillaumela trahison de Gromkow, le roi se permit con-tre cet envoyé un geste menaçant, et cette