1^8 JEUNESSE
M. de Sekendorff voulut aussi sauver deKatt, et il fut secondé par une foule de per-sonnes du plus liant rang. De Katt appar-tenait en effet à une famille nombreuse puis-sante et très considérée. Il était fils unique dufeld-maréchal de ce nom. Toute cette famillerevint à plusieurs reprises, et fondante en lar-mes, se jeter aux pieds du roi, demandantgrâce pour un jeune homme auquel la ville etla cour entières prenaient le plus vif intérêt:mais Guillaume fut inexorable. On lut à de Kattsa sentence. Il l’entendit sans changer de cou-leur. « Je me soumets, dit-il, aux ordres du roiet aux décrets de la Providence. Je meurs pourune belle cause, et f envisage le trépas sansfray eur. » Le major Schenk l’informa que sonexécution devait se faire à Custrin , et que lecarrosse qui devait l’y conduire l’attendait. Il ymonta d’un air riant, et fut accompagné parce major et deuxautres officiers des gendarmes,
et escorté par un gros détachement de ce
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pondit gaiement :... Je suis prêt à faire ce plaisir au roimon père, pourvu qu’auparavant on me déclare illégitime.,.Réponse que la rigidité, de Guillaume en tout ce qui te-nait aux mœurs achëve'de rendre remarquable.
B 01 ' Thiébault.