JEUNKSSK
1 84
et même d’argent; car quoique ia famille fuinombreuse, et que l’éducation de tant d’en-fants dût coûter beaucoup, on sut néanmoinsse gêner assez pour que ce prince y trouvâtce qu’il désirait, sans qu’il pût se douter dumoindre’ embarras. Les prêts successifs qu’onlui fit montaient, à l’époque de son rappel, àplus de six mille reisdailers, que l’on m’a as-suré n’avoir jamais été remboursées-
Mais quand même Frédéric aurait payé cettedette, il serait encore vrai de dire que les deWrech n’ont pas eu à se féliciter des servicesqu’ils lui avaient rendus: en effet, ils ont été,,durant tout son règne, dans une sorte de dis-grâce ; jamais il ne les a accueillis; il 11e leura accordé aucune faveur, non plus qu’aux pa-rents de l’aimable et malheureux de Katt: lacour du prince Henri est la seule où ils aientété employés; tout ce qu’ils ont pu obtenir du *roi a été de n’en pas être persécutés. Les âmeshonnêtes et sensibles sont naturellement etd’abord offensées, je dois en convenir , de cessortes de traits qui semblent dénoter une vé-ritable ingratitude 1 ;. mais on oublie que Fré-
1 Voici cc que l'éditeur de la troisième édition rapporterelativement à de Keith. Je le cite sans commentaires,