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Une heureuse aventure le mit pour un mo-ment en grande faveur auprès de son père.Celui-ci, toujours inquiet sur ce que son filsfaisait à Rheinsberg , part un jour de grandmatin de Potsdam : il va droit à Ruppin , oùle prince avait son régiment, et se proposed’aller dîner de là à Rheinsberg , où il comptesurprendre son fils, et voir par ses propresyeux ce qu’il y fait. U arrive de fort bonneheure aux portes de Ruppin, et y trouve son•fils exerçant lui-même son régiment. La sur-prise du père fut extrême; sa satisfaction plusgrande encore ; et ne supposant pas qu’il aitpu être averti, il commença à soupçonner que
portrait de Frédéric, « so forma par ces soins à Rheins-» berg , et fut composée de douze chevaliers, auxquels» il donna le nom de chevaliers sans peur et sans re-» proche. Bayard fut leur patron, et l’intrépide Fouqué» leur grand maître. Chaque chevalier de cet ordre de» Bayard vécut un nom. Celui de Frédéric fut celui de che-» valier constant. Le bijou de l’ordre était une épée couchée» sur une couronne de laurier, avec cette devise : sans peur» et sans reproche. L’étude des livres de guerre de tous les» temps, l’cxamcn des problèmes de tactique les plus dif-» ficilos, enfin, la perfection de l’art militaire, tel était l’ob-*> jet et le but des travaux des membres de cet ordre. »
B' ,n ÏHIÉBAUI.T.
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