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Tome premier.
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JEUN ESSE

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le prince vaudrait mieux qu’il ne l’avait cru.

J’ajouterai ici deux choses qui m’ont étébien assurées : l’une, que Guillaume, malgréses originalités si extraordinaires, n était passans ambition. Il avait voulu faire le princeroyal empereur, et son second fils roi de Prusse;mais, quoiqu’il aimât ce dernier beaucoup plusque l’autre, et que cette prédilection entrâtsans doute dans les motifs secrets qui l’atta-chaient à ce projet, il ne tint pas long-tempsà une idée qui ne pouvait se présenter à lui*qu’entourée d’obstacles insurmontables.

La seconde anecdote que j’ai à consignerici, c’est qu’on prétend que Frédéric, consentantenfin à épouser la princesse de Brunswick,avait déclaré qu’il ne la verrait jamais commesa femme. On a conclu de cette résolution, vraieou supposée, que la nature ne l’avait pas traitéde manière à avoir beaucoup de mérite à latenir : cependant la reine son épouse a toujourssoutenu avoir eu une fausse couche 1 ; et si les

' Dans l’un des passages que l’éditeur de la troisièmeédition avait intercalés dans le texte de cet ouvrage, ildisait à cet égard :...

« Le faible de la respectable épouse de Frédéric était dex vouloir persuader que ce grand homme l’honürait en se-