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Tome premier.
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DE FRÉDÉRIC. I9D

dames de ia cour souriaient malignement et enincrédules sur ce que cette bonne reine leurdisait à cet égard, il n’en est pas moins certainque cette conclusion ne peut cadrer ni avecles maîtresses que, Frédéric a eues à Potsdam , àBerlin et à Ruppin, ni avec les motifs de sonprojet d’évasion pour épouser la princesse d’An-gleterre. Sa continence avec son épouse, si elleest vrai, a donc tenu à d’autres causes : mais,est-ce une raison pour l’attribuer à des goûtsrenouvelés des Grecs?... Je ne m’arrête un in-stant à ce point, si mal sonnant, que pour dé-

« crct de sa présence. Toutes les fois qu’il passait la nuit» à Berlin , la femme de cliambre.dc service recevait l’ordre» de laisser cntr’ouvertc une petite porte qui donnait sur» un escalier dérobé, communiquant de l’appartement du» roi à celui de la reine. Les égards respectueux que Fré-» déric avait pour son épouse, les expressions flatteuses» qu’il employait toujours en parlant d’elle, et les devoirs» qu’il lui faisait rendre par la cour,,sembleraient pres-» que la preuve qu’il avait le dessein de modeler sa con-» duite sur celle dont Louis XIV ne s’écarta jamais avec» Marie-Thérèse d’Autriche ».

.le n’ai à ce sujet que deux questions à faire : qui eûtété plus à même de savoir ce fait que le grand nombredes personnes de la cour de Prusse, que mon père a si ha-bituellement vues pendant vingt ans ; et comment ce fait,

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