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Tome premier.
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DE FRÉDÉRIC.

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que j’atteste bien loyalement, c’est que, de montemps, aucune sorte d’apparence n’a pu fonderde semblables idées. On me dira peut-êtrequ’alors Frédéric avait plus de cinquante ans.Mais les anciennes habitudes laissent encoreaprès elles des traces propres à en rappeler lesouvenir ; et certes, personne n’a découvert detraces pareilles. J’ai dit ailleurs que dans sesmoments de gaieté il avait un langage fort li-bre; mais ce langage même ne prouve nulle-ment un goût que la nature réprouve. Gémis-sons sur les faiblesses ou les travers des grandshommes, sans toutefois leur en faire grâce ;mais ne les calomnions pas, et, par-dessus tout,rendons à la vérité le témoignage pur et sin-cère que nous lui devons tous.

On voit que je ne songe nullement à dé-guiser ou affaiblir les reproches que l’on a pufaire à Frédéric, mon dessein se bornant à lepeindre tel qu’il a été : c’est par la mêmeraison que je me garderai également de gros-sir ses défauts ou de lui en supposer qu’iln’ait pas eus. Ce roi est du petit nombre deceux chez qui toute i’activité de l’âme a con-centré en quelque sorte les forces physiqueset morales dans la tête, ce qui a dû amortir les