JEUNESSE
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passions qui sont étrangères aux nobles etgrandes conceptions de l’homme.
C’est ainsi que j’expliquerais comment cegrand roi n’a vu qu’un sujet de plaisanteriedans des choses qui subjuguent si impérieuse-ment la foule. Il s’est moqué de toutes les pas-sions qu’il n’avait pas, parcequ’il s’est réservétout entier et constamment à celles qu’il a crului convenir: jeune, il 11’a eu que l’avidité desconnaissances’; dans la force de l’âge, il n’a
1 On peut s’étonner que ce roi qui a appris tant dechoses, et qui, dans ses lectures, dans ses entretiens etdans scs compositions , s’est aussi constamment occupéde la littérature française, n’ait jamais su l’orthographe dela langue qu’il préféra à la sienne propre. Le fait est qu’ilne la savait pas. L’éditeur de la troisième édition de cetouvrage, constamment hostile en ce qui le concerne, n’apas manqué de joindre ce reproche à tous ceux qu’il luifait, et a même été jusqu’à déclarer (Avis, p. xj ) qu’ilserait ridicule de lui chercher à cet égard aucune excuse !Après cette sentence, il cite comme exemple le menu dudîner du roi, pour le 20 octobre 1780, menu écrit, dit-il,de sa main, et que voici :
1. Soupe aux salssifis ;
2. Ailles de perdros glacées aux cardons en petitpoix ;
3 . Petit pâtés à la romaine ;